“Pour se mettre en jambes, une place de marché en province – en France, c’est comme ça que démarrent presque toutes les campagnes électorales, dans l’odeur du poulet grillé”, décrit, en Suisse, le Tages-Anzeiger. Celle de Marine Le Pen ne fait pas exception. Mercredi 8 juillet, au lendemain de l’annonce de sa candidature, la cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN), a choisi le marché de La Flèche, dans la Sarthe. “Un match à domicile”, constate le titre germanophone. La ville est en effet le “très symbolique premier bastion du RN dans l’ouest de la France aux municipales du printemps dernier”, rappelle le quotidien genevois Le Temps.
Ce premier déplacement a révélé “un indice majeur sur la façon dont [Marine Le Pen] compte séduire des électeurs depuis longtemps sceptiques” à l’égard de l’extrême droite, constate Politico Europe : “Tenir la bride haute à son charmant protégé de 30 ans.” Elle était effectivement accompagnée d’un Jordan Bardella “rétrogradé du niveau de candidat à la présidentielle dans les starting-blocks à celui de pressenti pour le rôle de Premier ministre”, enchaîne le titre suisse. Le “garder si proche” est, selon le média européen, soit “un coup de génie”, soit “un signe de désespoir”.
Jordan Bardella a “docilement suivi son mentor devant le
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Marine Le Pen prend la campagne présidentielle en otage
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