À Nicosie, la proximité avec Israël fait grincer des dents. Dans une période où de plus en plus de chancelleries adoptent des sanctions contre Israël – douze États, dont onze en Europe, ont récemment annoncé des mesures en réponse à la colonisation en Cisjordanie –, Chypre continue de revendiquer une position d’allié et renforce sa coopération avec l’État hébreu. Le président israélien, Isaac Herzog, s’est notamment rendu sur l’île le 10 septembre.
“Alors que d’importants pays occidentaux s’efforcent d’alourdir le coût politique et économique de la politique israélienne en Cisjordanie, Nicosie a choisi d’envoyer un message diamétralement opposé”, regrette le quotidien chypriote Politis.
“Paradoxalement, il s’agit de l’application d’un principe qui est au cœur de la politique étrangère chypriote depuis des décennies : l’application du droit international et des résolutions de l’ONU.”
Car Chypre, dont la partie nord de l’île est occupée illégalement par la Turquie depuis 1974, ne cesse de se référer au droit et d’en appeler aux institutions internationales pour condamner l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord.
“C’est précisément là que Nicosie se heurte à des contradictions”, développe Politis, qui dénonce des valeurs à géométrie variable, de la part du gouvernement c
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