Soutien à l’armée libanaise, appelée à désarmer le Hezbollah et à se déployer dans le sud du Liban, aujourd’hui en partie occupé par Israël, puis préparation du dispositif appelé à prendre le relais de la force de l’ONU, déployée sur le territoire libanais depuis 1978 et dont le mandat expire à la fin de l’année : tel était le menu, copieux, des discussions qui se sont tenues le 17 septembre à l’hôtel des Invalides, à Paris.

Emmanuel Macron, le président libanais, Joseph Aoun, et le roi Abdallah II de Jordanie y ont réuni les chefs d’état-major français, libanais, jordanien, britannique et italien, ainsi que de hauts responsables américains et saoudiens.

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À cette occasion, le Liban est venu “porter un message politique clair”, celui du “choix de l’État”, écrit le quotidien libanais An-Nahar. “L’État libanais souhaite recouvrer ses pleines responsabilités, concernant les décisions de guerre et de paix et le monopole des armes […] Mais la concrétisation de ce choix exige un soutien international durable pour l’armée, ainsi que le règlement du dossier du sud du Liban et de la phase post-Finul.”

Un “plan franco-italien” soutenu par Riyad

Lors de leur rencontre, les trois chefs d’État se sont accordés sur la nécessité d’étendre l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire afin que le Liban recouvre sa “souveraineté” et son “intégrité territoriale”, ce qui constituerait une “étape cruciale vers la paix et la stabilité dans toute la région”, selon le président français.

Mais cela suppose la fin de l’occupation israélienne d’une partie du sud du Liban, ainsi que celle des “attaques et des violations israéliennes”, a insisté Joseph Aoun. Le président libanais a réaffirmé ces derniers jours sa volonté de désarmer le Hezbollah “sans confrontation” et de parvenir à un accord de sécurité avec Israël une fois l’armée israélienne retirée du sud du pays.

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La conférence préparatoire à la réunion de soutien à l’armée libanaise a également permis d’évoquer “l’ère post-Finul”, qui pourrait se traduire par le déploiement d’une nouvelle force destinée à éviter un “vide” sécuritaire après le départ des Casques bleus.

Sur ce point, explique An-Nahar, un “plan franco-italien”, à l’initiative d’Emmanuel Macron et de la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, est à l’étude. La France et l’Italie figurent parmi les principaux pays contributeurs en troupes de la Finul et bénéficient, pour ce projet, du “plein soutien” de l’Arabie saoudite.