Les vingt-neuf entreprises israéliennes qui ont loué un stand pour Eurosatory, le plus grand salon mondial de la défense, qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis), du 15 au 19 juin, vont devoir réviser leurs plans.
A la demande du gouvernement français, elles ne pourront pas exposer d’armes dites « offensives », comme des roquettes, des munitions téléopérées ou des missiles sol-sol. « Sont autorisés uniquement les exposants israéliens qui présenteront des systèmes de défense antibalistique et antiaérienne », a déclaré à l’Agence France-Presse Charles Beaudouin, président de Coges Events, l’organisateur d’Eurosatory.
La décision du gouvernement interdit également « la participation officielle d’Israël », indique le ministère israélien de la défense dans un communiqué. Ce dernier « ne pourra ni participer au salon ni installer de pavillon national », regrette-t-il. Interrogés par Le Monde, les services de l’ambassade d’Israël à Paris ne souhaitent pas évoquer l’éventualité d’un recours en justice.
« Calcul politique et commercial »
Par cette décision, Paris entend protester contre les attaques d’Israël sur le territoire du Liban. Dimanche 31 mai, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après que l’armée israélienne se fut emparée de l’emblématique forteresse médiévale de Beaufort pour y faire flotter le drapeau israélien.
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