Dans la loi japonaise, pour accéder au trône d’empereur (“tenno” en japonais), il existe deux conditions. Patriarcat oblige, il faut d’abord être un homme et issu de la “lignée masculine” de la famille impériale – c’est-à-dire avoir un lien de filiation avec un empereur côté paternel. Problème, ces critères réduisent le nombre de personnes pouvant accéder au trône. L’actuel tenno, Naruhito, n’a qu’une fille, et seul son neveu, Hisahito d’Akishino, remplit ces deux conditions. Ce qui laisse craindre une rupture de la lignée qui, dans la mythologie japonaise, se poursuivrait depuis 2 600 ans.
Soucieux d’assurer la continuité de la famille impériale, les législateurs nippons travaillent depuis des années à la révision des règles mises en place à la fin du XIXe siècle. Le sujet est pour le moins sensible – pour mémoire, dans les années 1930 et 1940, le tenno était considéré comme un dieu s’étant fait homme, incarnation même du Japon.
Après de nombreux reports et tentatives avortées, Eisuke Mori, président de la chambre basse du Parlement, a présenté deux idées de réforme à la Première ministre, Sanae Takaichi, mercredi 10 mai, rapporte le quotidien Nihon Keizai Shimbun. D’après les médias locaux, le gouvernement envisage de présenter un projet de loi sur le sujet d’ici à l’été.
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Comment un seul cerveau fait-il pour parler deux langues ?
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