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Seattle se situe sur une zone géologiquement parmi les plus actives d’Amérique du Nord. Entourée d’eau, elle est aussi exposée aux tsunamis et à de violentes tempêtes. Une configuration qui a donné envie à certains de disposer d’un réseau de communication de secours.

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Depuis janvier 2025, des habitants de cette grande ville américaine y développent un réseau maillé (mesh network en anglais) : un système de communication qui n’a besoin d’aucun réseau cellulaire ni d’une connexion à Internet. Une fois équipé d’un petit module radio LoRa (long range, ou “longue portée”) et d’une petite antenne, leur smartphone peut émettre un signal radio qui transmet un message texte sans passer par le réseau 5G ou wifi.

De téléphone en téléphone

Les réseaux maillés fonctionnent avec des applications de messagerie gratuites, comme LibreMesh, Meshtastic ou MeshCore. Chaque appareil sert à la fois d’émetteur et de relais, transmettant les messages aux appareils situés à proximité. Chaque nouvel utilisateur ou répéteur (un relais installé en hauteur sur un toit, sur un poteau ou au sommet d’une colline, comme à Seattle) étend ainsi la couverture et renforce le réseau pour la communauté.

La technologie LoRa n’a pas vocation à remplacer Internet : elle peut transmettre du texte court et des coordonnées GPS, mais pas d’images ni de vidéos. En revanche, la consommation d’énergie de chaque appareil est faible, et les répéteurs sont alimentés à l’énergie solaire. Un aspect non négligeable en cas de panne massive d’électricité.

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Malgré leurs limitations, les réseaux maillés ont le vent en poupe. Une popularité largement portée par la communauté survivaliste américaine, qui y voit une façon de se préparer à une possible “apocalypse” sur les réseaux mondiaux. “Certaines municipalités envisagent même de déployer des réseaux Meshtastic pour protéger leurs populations en cas de catastrophe naturelle”, rapportait le magazine américain Wired en juin 2025.