“Nous avons atteint un point critique. Les passagers ont déjà été contraints de faire la queue pendant de longs moments à l’extérieur des terminaux et sur des aires de stationnement exposées aux intempéries. Tout ça parce que les services de contrôle aux frontières ne parviennent pas à traiter les arrivées assez rapidement. Les compagnies aériennes risquent également de se retrouver avec des avions à moitié pleins à l’heure de la fin de l’embarquement.”

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C’est par ces mots, relayés dans les colonnes du Guardian, qu’ACI Europe a manifesté sa colère et son inquiétude. Cette association professionnelle d’exploitants d’aéroports a adressé une lettre ouverte à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour protester contre une mesure qui risque d’entraver sérieusement la circulation des touristes cet été. À savoir, la mise en place du nouveau système biométrique de contrôle aux frontières qui, depuis le 10 avril, s’impose aux ressortissants de pays hors Union européenne (UE) voyageant dans l’espace Schengen à l’occasion de séjours courts.

Empreintes digitales et photos

Concrètement, résume le média britannique, cette nouvelle règle “oblige les ressortissants de pays tiers à s’enregistrer en fournissant leurs empreintes digitales et une photo à leur arrivée à l’aéroport de destination”. Problème : bien que la mesure ait été graduellement introduite depuis octobre, beaucoup d’aéroports se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas prêts et se sont organisés pour demander la suspension de ces contrôles pendant la période estivale.

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La Commission et les États membres doivent prendre la mesure de la réalité de la situation, rien qu’en juillet et août les aéroports européens devraient accueillir 40 millions de passagers de plus qu’au cours des deux mois précédents”, peut-on lire dans la lettre adressée par ACI Europe à la Commission, laquelle a également été relayée par le Financial Times.

“N’oubliez pas d’emporter à boire et à manger”

En attendant que l’UE donne suite (ou non) aux demandes des professionnels du secteur, certains aéroports ont décidé de faire cavalier seul dans cette bataille. À l’image de celui d’Athènes, qui a d’ores et déjà suspendu le nouveau système pour les voyageurs britanniques.

À l’autre bout du monde, les Australiens, concernés par le nouveau système, se préparent quant à eux au pire, signale The Sidney Morning Herald. “Le ministère des Affaires étrangères et du Commerce a conseillé aux voyageurs d’‘emporter de quoi manger et boire si nécessaire’”, indique le quotidien. Une bonne stratégie pour tuer le temps dans les queues qui s’annoncent interminables. Ou tout simplement pour ne pas mourir de faim – ou déshydraté.