Le ton est sans ambiguïté. « Comment Emmanuel Macron a secrètement entubé la Suisse et Genève avec son G7 », titre le média populaire Blick.ch, jeudi 28 mai, expliquant que le sommet diplomatique dans la station thermale, sur la rive française du lac Léman, place le pays alpin sous pression. Alors qu’il ne participe pas au sommet politique, prévu du 15 au 17 juin, ce dernier est pourtant directement impliqué en assumant une partie importante du dispositif de sécurité sur son territoire : contrôles renforcés aux frontières, mobilisation de l’armée (jusqu’à 5 000 hommes), réquisition des forces de police dans les trois cantons romands riverains du Léman (Genève, Vaud, Valais) et frontaliers de la France.
A Genève et Lausanne, les fan-zones avec écrans géants prévus pour la Coupe du monde de football (qui commence le 11 juin jusqu’au 19 juillet) ont été annulées, car la police ne « pourra pas être partout », ce qui a accru un sentiment général de frustration, résumé par le sénateur genevois Mauro Poggia, du Mouvement citoyen genevois, un parti régionaliste et populiste : « Le faste pour la France, le néfaste pour la Suisse. » Depuis des semaines, le malaise grandit entre Berne et Paris, qui aurait imposé son sommet sans réelle concertation avec la partie suisse, tout en refusant jusqu’ici d’entrer en discussion sur une participation aux frais de sécurité côté helvétique.
Il vous reste 76.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !