Son mandat est encore très vague, son calendrier de déploiement toujours inconnu et les dangers auxquels elle pourrait faire face passablement élevés : la Force internationale de stabilisation de Gaza (FIS) suscite pourtant un intérêt marqué chez certains Etats africains, qui y voient l’occasion de s’attirer les bonnes grâces des Etats-Unis et de glaner quelques dividendes pour leur armée.
Durant l’été, le Maroc, l’Ouganda et la république séparatiste du Somaliland se sont déclarés disposés à affecter des troupes à cette mission, dont l’objectif est de ramener l’ordre dans le territoire palestinien après trois ans de bombardements israéliens, qui ont fait plus de 73 000 morts. Un quatrième pays africain, le Burundi, envisage d’y contribuer. Hors de ce continent, trois autres pays sont candidats à l’envoi de soldats à Gaza : l’Albanie, le Kosovo et le Kazakhstan – l’Indonésie, donnée initialement partante, a fait machine arrière.
La FIS est une création du plan de paix en vingt points imposé par Donald Trump le 29 septembre 2025, parallèlement à l’annonce d’un cessez-le-feu – qui, dans les faits, n’a jamais mis un terme aux frappes israéliennes sur l’enclave côtière. Elle est placée sous la supervision du Conseil de la paix, une organisation internationale imaginée par le président américain pour gérer l’après-guerre à Gaza.
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