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Les membres du CEP se sont réveillés avec des chaînes invisibles mais bien réelles : une architecture de contrôle qui ne s’effondrera que si le peuple haïtien décide de récupérer sa souveraineté

Du jour au lendemain, le CEP bascule sous une triple tutelle. Elle ne tiendra qu’autant que le peuple haïtien l’acceptera. Le jour où il décidera de puiser dans son histoire de résistance et de combats victorieux pour y trouver la force et la méthode, il récupérera sa souveraineté. Le de

Les membres du CEP se sont réveillés avec des chaînes invisibles mais bien réelles : une architecture de contrôle qui ne s’effondrera que si le peuple haïtien décide de récupérer sa souveraineté
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6 juin 2026
Les membres du CEP se sont réveillés avec des chaînes invisibles mais bien réelles : une architecture de contrôle qui ne s’effondrera que si le peuple haïtien décide de récupérer sa souveraineté
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Les membres du CEP se sont réveillés avec des chaînes invisibles mais bien réelles : une architecture de contrôle qui ne s’effondrera que si le peuple haïtien décide de récupérer sa souveraineté

  • by Rezo Nodwes
  • 6 juin 2026
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Du jour au lendemain, le CEP bascule sous une triple tutelle. Elle ne tiendra qu’autant que le peuple haïtien l’acceptera. Le jour où il décidera de puiser dans son histoire de résistance et de combats victorieux pour y trouver la force et la méthode, il récupérera sa souveraineté. Le dernier mot reviendra ultimement au peuple haïtien et à lui seul.

Dans les premières semaines de juin 2026, un tournant discret mais décisif s’est opéré dans le paysage institutionnel haïtien. Les neuf membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP), installés dans le cadre de la transition, ont découvert brutalement que leur institution, censée incarner l’indépendance électorale, se trouvait placée sous une triple tutelle.

Ce basculement, opéré presque du jour au lendemain par le biais d’un projet de décret électoral impulsé par la Primature d’Alix Didier Fils-Aimé, marque une recentralisation du pouvoir sur l’organe chargé d’organiser les prochaines élections.

Trois niveaux de contrôle se superposent : un Directeur général doté de larges pouvoirs administratifs et opérationnels, la Primature qui contrôle les ressources financières, et la communauté internationale qui finance et encadre techniquement le processus.

Le tout placé, selon cette analyse, sous la supervision ultime des États-Unis.

Le premier niveau de cette tutelle est interne et administratif.

Le projet de décret électoral présenté par le Premier ministre le 2 juin 2026 introduit ou renforce le poste de Directeur général du CEP, nommé par arrêté en Conseil des ministres, en remplacement du Directeur exécutif traditionnellement désigné par les conseillers eux-mêmes.

Ce changement, jugé inconstitutionnel par le CEP, transfère l’essentiel des pouvoirs opérationnels — administration du personnel, gestion des finances, coordination des structures déconcentrées, préparation des élections, dépouillement et publication des résultats — à un haut fonctionnaire placé sous l’influence directe de l’Exécutif.

Selon les critiques formulées par le CEP et plusieurs observateurs, cet article confère des pouvoirs considérables au Directeur général. Celui-ci devient le véritable patron technique de l’institution, réduisant les conseillers à un rôle davantage consultatif que décisionnel.

Du jour au lendemain, les membres du CEP, qui pensaient diriger un organe indépendant conformément à l’esprit de la Constitution, se retrouvent avec un responsable imposé de l’extérieur.

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