LE LECTEUR trouvera en pied de page, classées par pays et par année, les principales « opérations hybrides » documentées attribuées à la Russie à l’encontre des pays européens depuis février 2022, date du déclenchement de la guerre en Ukraine. Cyberattaques et campagnes de désinformation ne sont pas ici répertoriées car trop nombreuses et, par essence, difficiles à attribuer de manière fiable. La dernière lettre d’information économique de la DRSD en donne toutefois un aperçu général pour la France [1].
Le spectre des opérations russes contre les pays européens s’est considérablement élargi ces dernières années, tout comme leurs pendants américain et chinois. En réalité, celles-ci n’ont jamais cessé depuis la fin de la Guerre froide. Elles prenaient, à l’époque, la forme de « classiques » campagnes de recueil de renseignements militaires, technologiques, politiques et économiques, mais, comme sous l’URSS, avaient aussi pour but la neutralisation d’opposants politiques réfugiés en Europe, dans les pays du Golfe ou en Turquie (A. Litvinenko, A. Perepilichnyy, Z. Khangoshvili, M. Kuzminov, U. Israilov, par exemple). Après le fameux discours de V. Poutine en février 2007 devant la traditionnelle conférence de sécurité de Munich, cet espionnage connaît une nette intensification, avant de littéralement exploser à partir de 2014, avec l’occupation de la Crimée et les premiers combats au Donbass, et surtout de février 2022, date de l’offensive générale contre l’Ukraine.
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