[Cet article est à retrouver dans notre hors-série Climat : vivre autrement, en vente à partir du 20 mai chez votre marchand de journaux et sur notre site.]

Les États-Unis et l’Union européenne sont devenus des superpuissances économiques au prix d’atrocités climatiques. Ils ont consommé une part excessive des réserves mondiales de pétrole et de gaz et, ce faisant, ont créé des bombes climatiques à retardement qui risquent d’abord d’exploser dans les régions les plus pauvres et les plus chaudes du globe.

Dans le même temps, des endroits comme les Îles Salomon et le Tchad, menacés par la montée des eaux ou des épisodes de chaleur invivables, émettent relativement peu de dioxyde de carbone, mais en raison de leur situation géographique et de leur histoire, ils figurent parmi les pays les plus vulnérables aux conséquences les plus graves du réchauffement climatique : cyclones, canicules, famines et inondations.

D’un point de vue moral, il est incontestable que les pays ou entreprises responsables de la situation – habitations détruites, littoraux bientôt submergés par la montée des eaux et réduction de l’espérance de vie des populations – devraient indemniser les victimes. Selon certaines estimations, la dette climatique des pays les plus riches à l’égard des pays les plus touchés