La liste des accrochages, des menaces et des insultes continue de s’allonger entre les dirigeants de deux des principales puissances militaires de la Méditerranée orientale. Vendredi 21 août, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a accusé le président turc, Recep Tayyip Erdogan, d’être « un dictateur antisémite », reprenant, presque au mot près, une accusation similaire formulée en juin après que le dirigeant turc avait présenté l’Etat hébreu comme une « menace directe pour son pays ». « Erdogan est un dictateur antisémite qui a massacré des Kurdes, abrite des terroristes du Hamas, occupe la moitié de Chypre et emprisonne un nombre record de journalistes et de politiciens qui s’opposent à lui. Il cherche désormais à étendre son agression contre Israël jusqu’en Syrie. Israël ne le tolérera pas », a fustigé M. Nétanyahou dans son communiqué.
La déclaration répondait à l’annonce, quelques heures plus tôt, par le ministre de la justice turc, Akin Gürlek, de l’émission d’un mandat d’arrêt contre M. Nétanyahou dans le cadre d’une enquête sur l’interception de la « flottille pour Gaza », en mai, au cours de laquelle des militants avaient subi des violences graves. Cette mise en cause intervient, là aussi, après un épisode similaire, fin 2025, lorsque la justice turque avait émis un autre mandat d’arrêt contre M. Nétanyahou accusé de « génocide » et de « crimes contre l’humanité » à Gaza.
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