Il y a quelques années, un bon ami à moi, fraîchement divorcé, envisageait de prendre un animal de compagnie. Je pense qu’il se sentait seul. Un soir, il vient manger à la maison et apprécie tellement nos chats qu’il nous questionne, ma femme et moi, à leur sujet.

Nous lui répondons qu’ils sont affectueux, qu’il est facile de s’en occuper et très sympa de vivre avec. Je lui conseille alors, s’il est vraiment intéressé, de se rendre dans un bon refuge pour se mettre en quête de son futur compagnon. Bien souvent, c’est à l’instinct que l’on sait lequel est fait pour nous.

L’idée lui plaît bien et il rentre chez lui, prêt à adopter un chat.

Le lendemain, une collègue avec qui il discute le met en garde : il ne faut surtout pas qu’il adopte de chat, sous aucun prétexte ! Elle lui explique que les femmes ne veulent pas d’homme à chat : il ne pourra jamais obtenir de rendez-vous galant, et si par miracle il y arrive, sa conquête partira au triple galop en découvrant un chat chez lui. Échec et mat. Elle ajoute que les hommes qui ont un chat sont perçus par les femmes comme faibles, efféminés et soumis.

Autrement dit : avec un chat, adieu les parties de jambes en l’air.

Moins masculin, plus névrosé

Il a donc adopté un chien. Ça vous surprend ? Et, bien que je n’apprécie guère l’ailuroph