Treize propriétés immobilières, sept véhicules de luxe dont deux Rolls-Royce, des bijoux évalués à plus de 18 millions de pesos (environ 830 000 euros), une collection d’œuvres d’art estimée à 8 millions de pesos ainsi que des comptes bancaires dans plusieurs pays : cet inventaire n’est autre que la fortune d’Alejandro Gertz, 86 ans, ancien procureur de la République du Mexique (2019-2025). M. Gertz devait occuper ce poste jusqu’en 2028, mais il a été poussé à la démission, en novembre 2025, par la présidente Claudia Sheinbaum, en échange d’une nomination comme ambassadeur du Mexique au Royaume-Uni.
C’est en raison de cette nouvelle fonction que le haut fonctionnaire a dû révéler son patrimoine, qu’il avait jusqu’à présent réussi à dissimuler, arguant de l’autonomie du parquet pour ne pas se soumettre aux nouvelles règles de transparence édictées par l’ancien président Andres Manuel Lopez Obrador (2018-2024), qui imposent aux fonctionnaires de déclarer leurs biens.
La déclaration de M. Gertz est longue de seize pages et confirme un secret de polichinelle : l’ancien procureur avait hérité, avec son frère, des biens de sa famille dès l’âge de 3 ans. En 1944, son grand-père, consul d’Allemagne, et son père étaient soupçonnés par les autorités mexicaines d’avoir servi le régime nazi. Pour éviter de voir son patrimoine confisqué, le père d’Alejandro Gertz avait transmis ses biens à ses deux fils. L’ambassadeur a déclaré que huit de ses propriétés immobilières viennent de son héritage.
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