“1 000 jours de guerre”, titre à sa une du 2 juillet le quotidien israélien Israel Hayom qui, à l’instar de la quasi-totalité des quotidiens israéliens, a décidé dans son édition d’aujourd’hui de marquer le millième jour écoulé depuis le massacre du 7 octobre 2023 et des guerres multiples qui se sont ensuivies, alors que plusieurs rassemblements sont prévus dans le pays pour l’occasion.

Ces attaques menées par le Hamas avaient, pour rappel, fait 1 200 morts en Israël et déclenché une série de guerres lancées par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou contre l’axe dit de la “résistance” : celle contre le mouvement palestinien à Gaza, deux guerres contre le Hezbollah au Liban et deux offensives inédites, menées de concert avec les États-Unis, contre l’Iran.

Voir aussi : Vidéo. En Israël, la commémoration discrète mais omniprésente du 7 Octobre

Mille jours plus tard, la mobilisation et la vigilance restent totales, explique Israel Hayom, tandis que la crainte d’une résurgence du Hamas et de nouvelles attaques plane dans les localités frontalières de la bande de Gaza.

“Les habitants de la zone frontalière […] craignent que le gouvernement israélien ne réitère une fois de plus les erreurs du passé et ne les laisse seuls face aux projets brutaux de l’organisation terroriste”, écrit le quotidien israélien de droite, en allusion à un plan pilote adopté récemment par le Conseil de la paix avec le soutien du gouvernement israélien.

Celui-ci vise à mettre en place des abris humanitaires dans les semaines à venir au profit des civils de Gaza, dont certaines dans des zones frontalières, selon Israel Hayom, ce qui prêterait le flanc à l’infiltration de membres du Hamas.

“Le sang est sur les mains de Nétanyahou”

Dans un communiqué, le kibboutz Kerem Shalom, frontalier de l’enclave palestinienne, a d’ailleurs réagi avec virulence à ce plan, exigeant comme “précondition le désarmement total du Hamas ainsi que la neutralisation de sa capacité à menacer les localités situées à proximité”. “Kerem Shalom a été l’un des premiers kibboutz frappés par l’infiltration de terroristes du Hamas, et nous avons subi de lourdes pertes. […] Nous ne pouvons pas accepter, et nous n’accepterons pas, que l’ennemi revienne s’installer près de la clôture, si près de nos communautés.”

À lire aussi : Une du jour. Israël : publication du rapport “le plus complet à ce jour” sur les crimes sexuels du Hamas

Ailleurs dans le pays, les appels au désarmement du Hamas et pour demander des comptes au gouvernement se sont multipliés, alors que plusieurs événements commémoratifs sont prévus dans la journée, sur plus de 50 sites, notamment un rassemblement ce soir, qui suivra la réouverture de la place des Otages, à Tel-Aviv, rebaptisée “place du Souvenir”.

Dans la matinée, des militants ont manifesté sur la place de Paris, à Jérusalem, appelant dans un communiqué à la démission du Premier ministre. “Le sang est sur les mains de Nétanyahou, le coupable, et de ce gouvernement d’échec total”, ont-ils déclaré.