À 45 ans, le cliché du gosse de riche ne s’applique peut-être plus tout à fait à Jonathan Andic, né en 1981. Pourtant, l’itinéraire du fils aîné du fondateur de Mango, Isak Andic, aujourd’hui accusé d’avoir tué son père sur fond de “rapport obsessionnel à l’argent” selon le rapport de la juge, se prête à toutes les interprétations.
Qu’on se place sur le terrain des faits ou de la psychologie, il faut analyser le parcours de cet homme qui, en 2014, à seulement 33 ans, a été propulsé à la tête de Mango, la multinationale de prêt-à-porter fondée par son père. Son passage à la tête de la marque où il succédait à Isak Andic, première fortune de Catalogne, a été un échec. Cette responsabilité a pesé lourdement sur celui qui était entré dans l’entreprise à 24 ans et que tout destinait à marcher dans les traces de son père.
Après des études de communication audiovisuelle aux États-Unis et un MBA à l’IESE [une école de commerce à Barcelone], Jonathan Andic entre dans l’entreprise familiale à des postes de communication et de design avant de se concentrer sur la ligne pour homme, Mango Man, qu’il dirige depuis vingt ans. À la différence de ses deux sœurs, Judith et Sarah (ils détiennent à eux trois 95 % du capital de Mango, les 5 % restant appartiennent à Toni Ruiz, le président actuel de
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