Le 1er juin, Journée internationale de l’enfance, Renmin Ribao (“Quotidien du peuple”) s’attaque à un phénomène qui gagne du terrain dans le pays : malmener un bébé jouet comme remède à la nervosité. Ce jouet, considéré comme un outil “antistress” par ses utilisateurs, dont de nombreux mineurs, “aide-t-il vraiment les enfants à se détendre ou sème-t-il des graines de violence dans leur esprit ?” s’interroge le quotidien.

Natasha de son prénom est une poupée en caoutchouc souple conçue pour ressembler à un vrai bébé, vêtue d’une simple culotte, trois couleurs au choix – noir, chocolat et blanc. Sur les réseaux sociaux, le nombre de vues sur ce sujet explose : 4,85 milliards sur Douyin et 190 millions sur Xiaohongshu, rapporte Xiandai Jinbao, journal local de Ningbo, de la province du Zhejiang. Mais, contrairement aux autres jouets à presser (les squishy toys), les vidéos qui ont rendu Natasha si célèbre ne montrent pas des changements de tenue ni des moments de tendresse, mais bien des coups, des piqûres d’aiguille et des injections d’eau pour la faire éclater.

Changjiang Yun, nouveau média radio et télévisé de la province du Hubei, en montre ainsi des exemples :

“Comment ce jouet est-il devenu si à la mode ?” se demande le journal, se faisant l’écho de nombreux Chinois. L’histoi