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NatCash/MonCash : Conséquences d’une mauvaise gouvernance dans la gestion des portefeuilles électroniques en Haïti : Focus sur les flux massifs imposés par l’État

Lorsque la mauvaise gouvernance s’installe dans la gestion des portefeuilles électroniques tels que MonCash (Digicel) et NatCash (Natcom), les conséquences deviennent particulièrement graves dans un pays comme Haïti. Ces wallets, qui comptent plus de deux millions d’utilisateurs pour MonCash

NatCash/MonCash : Conséquences d’une mauvaise gouvernance dans la gestion des portefeuilles électroniques en Haïti : Focus sur les flux massifs imposés par l’État
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30 mai 2026
NatCash/MonCash : Conséquences d’une mauvaise gouvernance dans la gestion des portefeuilles électroniques en Haïti : Focus sur les flux massifs imposés par l’État
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NatCash/MonCash : Conséquences d’une mauvaise gouvernance dans la gestion des portefeuilles électroniques en Haïti : Focus sur les flux massifs imposés par l’État

  • by Rezo Nodwes
  • 30 mai 2026
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Lorsque la mauvaise gouvernance s’installe dans la gestion des portefeuilles électroniques tels que MonCash (Digicel) et NatCash (Natcom), les conséquences deviennent particulièrement graves dans un pays comme Haïti. Ces wallets, qui comptent plus de deux millions d’utilisateurs pour MonCash seul, représentent le principal canal d’accès aux services financiers pour des millions de citoyens non bancarisés.

La mauvaise gouvernance – supervision laxiste de la Banque de la République d’Haïti (BRH), manque de transparence des opérateurs, absence de plans de contingence, corruption ou interférences politiques – transforme un outil d’inclusion en facteur d’instabilité, surtout lorsque l’État impose des flux massifs de dépôts sans assurer la liquidité physique correspondante chez les agents.

La mauvaise gouvernance se traduit par une faible exigence en matière de réserves de liquidité, une absence de prévision des pics de demande et une mauvaise coordination entre l’État, les opérateurs et le réseau d’agents.

Les fonds des utilisateurs, bien qu’adossés théoriquement à des comptes custodians dans les banques partenaires, ne sont pas toujours parfaitement ségrégués ou gérés avec rigueur. Les agents, présents par milliers à travers le pays, disposent souvent de trésoreries limitées.

Ils dépendent des commissions, souvent jugées insuffisantes. Ainsi, un agent peut empocher moins de 250 gourdes après une journée de retraits totalisant 100 000 gourdes, tout en devant composer avec des réapprovisionnements irréguliers.

Lorsque l’équilibre entre les entrées (Cash In) et les sorties (Cash Out) est rompu, le système vacille. Des pratiques abusives se multiplient alors : retraits conditionnés à des achats forcés de marchandises, surfacturations (par exemple 1 000 gourdes au lieu de 629 gourdes pour un retrait) et refus de service.

2. Le scénario critique : flux massifs imposés par le gouvernement

Le risque s’amplifie lorsque le gouvernement, via le FAES (Fonds d’Assistance Économique et Sociale) ou d’autres programmes, injecte des montants importants et concentrés dans les wallets sans préparation logistique adéquate.

Cela crée un déséquilibre majeur : un afflux massif de monnaie électronique alors que le cash physique disponible chez les agents demeure insuffisant.

En octobre 2025, le FAES a décaissé via MonCash et NatCash des aides destinées à plus de 153 290 parents d’écoliers, dont 50 670 via MonCash et 102 620 via NatCash.

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