Ça y est : après cinquante-deux ans de disette, les New York Knicks ont été sacrés champions de la NBA, pour la première fois depuis 1973, sur le parquet des San Antonio Spurs de Victor Wembanyama, samedi, après une quatrième victoire, sur un score de 94-90, arrachée sur le fil après une domination des Texans pendant l’essentiel du match. Les basketteurs new-yorkais avaient remporté, déjà à San Antonio, les matchs 1 (105-95) et 2 (105-104), avant de concéder une défaite à domicile (111-115) puis de remporter le quatrième match sur le fil (107-106), mercredi.
La star française du club texan, Victor Wembanyama, 22 ans, n’a rien pu y faire. “À 22 ans, Wembanyama réalise une excellente série sur le plan statistique. […] Mais il a commis deux erreurs majeures en fin de deuxième match, ce qui a directement entraîné la défaite. Et il n’a réussi que 2 tirs sur 8 dans le quatrième quart-temps du quatrième match, une rencontre durant laquelle il a joué 44 minutes. Il est trop tard dans la saison pour s’en plaindre, et les enjeux sont trop importants pour que Wembanyama s’y attarde, mais il est épuisé”, résume le journaliste spécialiste de la NBA Joe Vardon dans The Athletic, le site d’actualité sportive de The New York Times,
En face du géant (2,24 m), le capitaine des Knicks, Jalen Brunson, 29 ans, qui a marqué 45 points samedi, a livré une performance “brillante”, estime le site de la chaîne sportive ESPN, ou encore “incroyable”, pour le magazine Sports Illustrated : “La superstar et meneur de jeu New York a refusé de laisser échapper l’occasion d’éliminer les Spurs.”
“La marque de fabrique des Knicks, c’est le calme”
S’il “est loin d’être la seule raison” du succès de la franchise new-yorkaise, rappelle The Athletic, Brunson lui apporte le “calme” qui lui a permis de revenir dans les matchs les plus difficiles, dont celui de mercredi, alors que l’équipe était devancée de 29 points. “La marque de fabrique des Knicks, c’est le calme. Les équipes reflètent souvent la personnalité de leurs leaders. Les Knicks ont adopté celle de Brunson”, résume le site.
La victoire des Knicks ne s’est pas jouée que sur les parquets, mais aussi dans les tribunes, avec un engouement des fans, qui ont suivi leur équipe dans l’enceinte historique du club, Madison Square Garden, dans les rues de New York, mais aussi lors des matchs à l’extérieur.
“Ces invasions [des tribunes adverses] sont idéalisées comme la marque de supporteurs d’élite, comme l’incarnation ultime de l’amour du jeu. L’effet est saisissant lorsqu’une foule est parsemée des couleurs de l’équipe adverse. C’est une véritable démonstration de force que de couvrir le bruit des supporteurs locaux”, explique The Athletic, qui rappelle que cette mobilisation met en lumière “l’esprit rassembleur du sport”, mais souligne aussi “l’une des lignes de fracture de l’Amérique : l’économie”. “La dimension financière du sport a atteint un stade où la présence relève tout autant du pouvoir d’achat que de la passion”, tempère donc le site.
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