Il avait promis à Donald Trump une victoire quasi certaine contre l’Iran. Début février, Benyamin Nétanyahou avait largement contribué à convaincre le dirigeant républicain d’entrer en guerre contre Téhéran, en lui présentant un scénario nettement favorable aux intérêts américains et israéliens.

Près de deux mois après le déclenchement de la guerre, Washington et Téhéran seraient en passe de signer un mémorandum d’entente de soixante jours, renouvelable d’un commun accord, après plusieurs semaines de tensions persistantes et de menaces réciproques à la suite du fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril.

Un revers majeur

Un deal face auquel le Premier ministre israélien semble bien impuissant, contraint d’encaisser le coup tandis que les critiques se multiplient contre lui. Samedi 23 mai, l’ultranationaliste Avigdor Liberman a accusé le locataire de la Maison-Blanche d’humilier Israël “avec la bénédiction de Nétanyahou”. “Quelqu’un qui n’a remporté aucune victoire en deux ans et demi [en référence au 7 octobre 2023] ne gagnera jamais [aux prochaines élections législatives]”, a-t-il lancé.

Ces critiques interviennent alors que le Premier ministre traverse une nouvelle crise politique, provoquée par son annonce de vouloir dissoudre la Knesset pour convoquer des élections anticipées,