Série. “Off Campus”, la nouvelle romance dans le monde du hockey
Du hockey, du sexe et une romance qui éclôt au fil des épisodes. Non, il ne s’agit pas de Heated Rivalry mais d’Off Campus.
La série américaine feel good, qui cartonne sur Prime Video, “est une histoire d’amour pour jeunes adultes, entre un sportif populaire et une étudiante en musique excentrique qui se rencontrent par hasard et tombent amoureux”, résume le magazine américain Variety.
Mise en ligne le 13 mai, elle est adaptée d’un best-seller (les livres d’Elle Kennedy), tout comme la série à succès canadienne de HBO.
Mais la comparaison s’arrête là. Car Off Campus est “moins torride, moins émouvante et, si c’est toutefois possible, encore moins intéressée par le hockey que Heated Rivalry”, note le magazine spécialisé The Hollywood Reporter.
Mais elle vaut tout de même le détour, jugent les critiques.
Ici, les protagonistes sont hétérosexuels, et le scénario un classique du genre, à quelques détails près.
Tout se déroule sur un campus américain, l’université fictive Northeastern Briar.
Hannah Wells (Ella Bright), étudiante en musique classique passe un accord avec Garrett Graham (Belmont Cameli), joueur de hockey.
Elle l’aide à améliorer ses notes en philosophie et, en échange, il l’aide à rendre jaloux son crush, le très mystérieux chanteur australien Justin (Josh Heuston), en se faisant passer pour son petit ami.
Le résultat est “une pépite qui a renforcé ma foi dans la franchise, l’importance de l’amitié et la richesse des personnages à l’écran”, s’enthousiasme Jackie Varriano dans le quotidien américain The Seattle Times.
Et le scénario s’écarte un peu de la représentation caricaturale des athlètes prégnante dans les fictions du genre.
La créatrice Louisa Levy “attribue à ses personnages masculins une grande partie du poids des discussions sensibles – notamment sur les notions de sécurité et de consentement –, ce qui a apaisé une petite partie de l’étudiante que j’étais autrefois et m’a rappelé à quel point la représentation à l’écran est importante”, confie la journaliste.
Graham s’ouvre aussi sur sa relation compliquée avec son père, un ancien champion de hockey, tandis que Hannah communique sur ses traumas passés.
La série “retranscrit à merveille les émotions et les préoccupations des jeunes adultes”, estime Variety.
Et puis il y a les nombreuses scènes reflétant l’exploration de la sexualité à l’université, que ce soit du point de vue des femmes ou des hommes. Et pour lesquelles un coordinateur d’intimité était présent, racontent les acteurs au New York Times.
“Toutes les scènesde sexe de la sériesont durement acquises,rien n’est superflu.Elles demeurent sensuelleset amusantes à regarder.Cette série soulèveune importante réflexion sur la découverte de la sexualité et la nécessité d’en discuter à cette période de la vie.”
L’acteur Belmont Cameli (Graham) au quotidien américain The New York Times
Sur ce point, tous les critiques ne sont pas convaincus.
“Parfois, notamment au début de leur relation, lorsque Garrett aide Hannah à atteindre l’orgasme, la série devient presque torride. Malgré tout, ce premier climax reste comme une promesse que la série ne parvient pas à faire perdurer : la sensualité s’épuise au profit de complots entre amis ou de ridicules concours de pénis”, estime le site Vulture, consacré à la culture.
Si l’équilibre entre gravité et légèreté ne fonctionne pas toujours, cela n’a pas empêché la critique du Seattle Times de savourer la romance et ses nombreuses références pop des années 1970 et 1980 – comme le film Dirty Dancing.
“Regarder cette série en tant que milléniale plus âgée, c’est comme rire aux blagues d’adultes placées dans les films Pixar”, s’amuse-t-elle.—
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !