L’Allemagne bat un record d’émigration et voit partir en priorité des diplômés très qualifiés, futurs hauts revenus potentiels. C’est le constat dressé par Die Welt, qui s’interroge sur le coût économique et fiscal de ces expatriations. En d’autres termes, “vivre à l’étranger est-il vraiment avantageux pour les plus aisés ?” Et ceux qui quittent l’Allemagne pour des raisons fiscales trouvent-ils vraiment ailleurs de meilleures conditions ?

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“Les principales raisons” des départs, écrit l’Institut de recherche sur l’emploi (IAB), sont “l’insatisfaction politique, les préférences personnelles et la pression fiscale élevée”. En effet, note le quotidien, “actuellement, la pression fiscale et sociale globale en Allemagne est la deuxième plus élevée parmi les 38 pays industrialisés membres de l’OCDE”. Et cela risque de s’aggraver puisque le ministre des Finances, Lars Klingbeil, a récemment exhorté les plus riches à “faire leur part”.

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Dans ce contexte, où partent les Allemands qui cherchent à payer moins d’impôts ? Le quotidien met en avant sept destinations : les Pays-Bas, les États-Unis, la France, l’Italie, la Suisse et l’Espagne. Le gouvernement néerlandais mène depuis 2001 une politique très incitative et “toute personne s’installant dans le pays depuis plus de 150 kilomètres de la frontière et possédant une expertise recherchée peut percevoir de son employeur 30 % de son salaire brut exonéré d’impôt”. En Espagne, légalement, les travailleurs qualifiés recherchés paient un impôt forfaitaire plafonné (et plus faible que les Espagnols) sur les revenus locaux. Aux États-Unis, les impôts fédéraux n’ont pas augmenté. En Suisse, le taux d’imposition est notoirement bas. En France, comme en Italie, les expatriés peuvent profiter d’avantages fiscaux sur les primes, les revenus locatifs, voire les revenus tout court.

Notons qu’à l’heure où certaines voix condamnent en France un taux d’imposition jugé punitif, notre structure fiscale attire nos voisins.