Dès l’âge de 19 ans, Amanda Molenaar a quitté son pays pour s’installer à l’étranger, plus exactement à Buenos Aires, Brasilia, Rio et Londres, pour ses études d’abord puis pour son travail. Elle a raconté son parcours au site Business Insider.

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“Cela a impliqué beaucoup de changements – et un certain déracinement permanent – durant les années qui ont façonné ma vie d’adulte”, constate-t-elle aujourd’hui. En tout, elle a vécu “un burn-out, une évolution professionnelle, des amitiés qui se sont approfondies, une histoire d’amour, la pandémie de Covid, le décès d’un ami et des ruptures amoureuses” à l’étranger. Si la distance géographique de ses proches peut être compliquée à vivre, ce qui ressort est que tous les lieux visités et habités ont façonné l’identité d’Amanda Molenaar, aujourd’hui âgée de 38 ans.

“J’ai compris que pour moi la question n’est pas ‘où est ma place ?’ mais plutôt : ‘comment choisir entre des vies qui me ressemblent toutes ?’ C’est une question que j’ai souvent entendue de la part des autres.”

Après une carrière de diplomate, elle se reconvertit comme coach de vie pour expatriés. “Pour beaucoup, le défi n’est pas tant le mal du pays que l’apprentissage d’une vie qui ne se déroule plus dans un seul lieu.” Son conseil pour “garder le cap dans une vie globalisée” : être son “propre point d’ancrage”.

L’expérience d’Amanda Molenaar montre que l’expatriation modifie profondément la conception de l’appartenance, de ce qui fait qu’on se sent chez soi ou non quelque part.