Dans les cliniques de chirurgie esthétique, nombre de patients arrivent cachés derrière des lunettes noires et un masque. Des accessoires qui permettent de dérober aux regards des paupières rétractées, des joues tuméfiées ou des lèvres disproportionnées, résultat de traitements esthétiques ratés, réalisés par une esthéticienne, un coiffeur, voire un kinésithérapeute. Ces patients viennent chercher une aide médicale pour tenter de réparer les séquelles causées par des professionnels “non qualifiés” qui s’affranchissent des règles pour mener des actes à visée esthétique sans formation, sans produits certifiés et sans local agréé.
“Par facilité”, parce que les prix sont “plus abordables” ou “par manque d’information”, certains livrent ainsi leur visage à des professionnels sans expérience. “Souvent, ce sont des habitués du salon de coiffure ou du bar à ongles, alors un beau jour, comme ils connaissent déjà la personne, ils décident de tester”, raconte Pedro Melo, médecin et représentant de la Société portugaise de médecine esthétique (SPME). Or, c’est bien un “acte médical” que réalisent ces praticiens “sans formation ni spécialisation”, et les choses peuvent mal tourner.
Dans le meilleur scénario, les clients subissent une procédure visant à atténuer des pattes d’oie, ils paient “
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