La proclamation, jeudi 17 septembre, des résultats définitifs a clarifié la situation politique en Suède. Avec quelque 50 000 voix d’avance, l’opposition, allant de la gauche du Parti social-démocrate au centre, a remporté les législatives du 13 septembre, avec un total de 176 sièges et 49,5 % des voix. Les partis de la coalition gouvernementale sortante et leur allié d’extrême droite doivent se contenter, eux, de 173 sièges et 48,8 % des suffrages.

Le conservateur Ulf Kristersson, qui dirigeait le gouvernement depuis l’automne 2022, a remis sa démission dans la foulée. Et les négociations ont déjà débuté, en coulisses, en vue de former une nouvelle coalition gouvernementale autour de Magdalena Andersson, dont le Parti social-démocrate est arrivé en tête du scrutin (28 %), selon les résultats finals relayés sur le site de la radio publique SR.

D’un point de vue formel, la responsable politique de 59 ans ne se verra confier cette tâche par le président du Parlement (le conservateur Andreas Norlén) qu’une fois que celui-ci aura reçu les chefs des huit partis représentés au Parlement, ce 18 septembre. Le chemin qui s’ouvrira ensuite à elle “ne sera pas simple”, prédit Dagens Nyheter, à l’instar des autres quotidiens du royaume.

“Un certain nombre de divergences”

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