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Pourquoi nous n’assisterons jamais à une mobilisation populaire massive contre les gangs et leurs alliés, comme celle des Haïtiens pour les Grenadiers ?

En Haïti, malgré l’enfer quotidien imposé par les gangs qui contrôlent une grande partie de la capitale et terrorisent la population, un sursaut national s’est produit. Des Haïtiens de l’intérieur comme de la diaspora se sont unis derrière les Grenadiers, l’équipe nationale de footba

Pourquoi nous n’assisterons jamais à une mobilisation populaire massive contre les gangs et leurs alliés, comme celle des Haïtiens pour les Grenadiers ?
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13 juin 2026
Pourquoi nous n’assisterons jamais à une mobilisation populaire massive contre les gangs et leurs alliés, comme celle des Haïtiens pour les Grenadiers ?
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Pourquoi nous n’assisterons jamais à une mobilisation populaire massive contre les gangs et leurs alliés, comme celle des Haïtiens pour les Grenadiers ?

  • by Rezo Nodwes
  • 13 juin 2026
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En Haïti, malgré l’enfer quotidien imposé par les gangs qui contrôlent une grande partie de la capitale et terrorisent la population, un sursaut national s’est produit.

Des Haïtiens de l’intérieur comme de la diaspora se sont unis derrière les Grenadiers, l’équipe nationale de football, symbole de fierté, de résilience et d’espoir. Cette mobilisation transcende les clivages : elle est culturelle, émotionnelle et identitaire.

Quand les gangs brûlent même les centres de formation qui ont produit des générations de joueurs, le peuple réagit par un « nous » collectif. C’est rare, puissant et profondément haïtien.

Chez nous, une telle unité contre les gangs et leurs protecteurs politiques, économiques ou médiatiques est malheureusement improbable, pour plusieurs raisons structurelles et culturelles.

Les Haïtiens ont le football et l’histoire des Grenadiers comme vecteur d’identité. Chez nous, les symboles nationaux (drapeau, hymne, équipe sportive, culture) ont été vidés de leur substance ou instrumentalisés.

Les gangs et leurs alliés ont souvent réussi à infiltrer ou à neutraliser ces espaces : stades, quartiers populaires, milieux artistiques. Il n’existe plus de « nous » suffisamment fort pour transcender les divisions ethniques, régionales, politiques ou religieuses.

Contrairement à une partie de la diaspora et de la société civile haïtienne qui a choisi le camp de la nation contre le chaos, chez nous beaucoup d’intellectuels, d’hommes d’affaires, de journalistes et de politiciens entretiennent des liens ambigus avec les forces du désordre : milices, cartels, réseaux de corruption.

Ils en tirent des avantages (sécurité privée, profits illicites, pouvoir) ou craignent trop pour leur vie et leurs intérêts. Cette trahison des élites rend toute mobilisation populaire orpheline.

En Haïti, malgré toutes les fractures, le sentiment national reste un ciment. Chez nous, les gangs et leurs alliés excellent dans l’exploitation des clivages : tribalisme, régionalisme, religion, classe sociale.

Toute contestation est rapidement transformée en « guerre entre communautés », ce qui décourage les citoyens honnêtes qui ne veulent pas être assimilés à un camp. La peur d’être instrumentalisé paralyse l’action collective.

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