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PRA. CE QUE JE PENSE : PRIORITAIRE LE BONHEUR NATIONAL BRUT (BNB)

PRIORITAIRE LE BONHEUR NATIONAL BRUT ( BNB ) Par Pierre Robert Auguste Depuis 2004, après le bluff du contrat social du groupe 184, je plaide pour un nouveau paradigme haïtien du développement dans le cadre d’une théorie inversée, opposée à la linéarité traditionnelle de la base au sommet

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17 juillet 2026
PRA. CE QUE JE PENSE : PRIORITAIRE LE BONHEUR NATIONAL BRUT (BNB)
Actualités Société

PRA. CE QUE JE PENSE : PRIORITAIRE LE BONHEUR NATIONAL BRUT (BNB)

  • by Rezo Nodwes
  • 17 juillet 2026
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PRIORITAIRE LE BONHEUR NATIONAL BRUT ( BNB )

Depuis 2004, après le bluff du contrat social du groupe 184, je plaide pour un nouveau paradigme haïtien du développement dans le cadre d’une théorie inversée, opposée à la linéarité traditionnelle de la base au sommet , mais du sommet à la base. Autrément dit, la théorie du développement d’Haiti doit partir aujourd’hui des nouvelles technologies de l’information et des biotechnologies.

En faisant ce choix stratégique, on découvrira facilement le premier obstacle à abattre rapidement: la fracture humaine qui se répartit en inégalités sociales, inégalités territoriales, sous l’empire de la ségrégation à laquelle l’argent, sale,blanchi, ou propre accorde des droits étendus. Le moralisable supplante la moralité. Il est achetable et s’acquiert dans des transactions oubliables. La société vient à ne plus avoir de mémoire des actes louches, dès qu’on peut payer la bulle de l’honorabilité dans les médias, dans les milieux mal famés, dans les réseaux sociaux stipendiés, dans les cavernes politiciennes infestées. Ce n’est pas l’argent qui doit être le roi. Ce sont les valeurs morales qui doivent devenir des puissances tutrices. Entre le vice et la vertu, il ne devrait y avoir qu’un choix, la vertu.
Ces Idées me taraudent l’esprit depuis mercredi soir 15 juillet à la présentation au forum du GRH de l’institut Macaya par Jean Paul Faubert, son directeur exécutif. Facture académique appréciable. Sens de l’humilité remarquable.

Cependant, la philosophie, – si tant elle se sous-tend -, me paraît sibylline. D’où des questions polémiques, préjudicielles même soulevées par des Sicard, Myrtha Desulmé et autres. Le sens du secteur privé est trop étriqué. Son référent est trop ségrégationniste pour en faire une entité nationale. Le secteur privé est à créer en Haïti. Il doit être haïtien et national. Certes,il existe à Port-au-Prince un secteur privatif qui fait des affaires. Le vrai secteur privé national vit dans les provinces. Il est embryonnaire et phagocyté par le secteur privatif de Port-au-Prince.

Il ne faut point se leurrer. Macaya est un groupe de pression . Il va se retrouver, si ce n’est le cas déjà, dans le piège de l’amour grégaire,de la domination sectaire. Il agit sûr de son pouvoir financier. Il est perçu à travers ce prisme de capacités dépensières. J’ai été étonné de voir l’attention porter plus sur cet aspect que sur la conscience citoyenne de ses 13 membres, que sur leur philosophie commune en affaires. Personnellement,je connais l’un d’eux, Ralph Edmond dont la conscience humaine de responsabilité sociale s’allie bien jusqu’à présent avec son dandysme particulièrement visible. J’ai retrouvé à travers certaines réponses du directeur exécutif de Macaya le même réflexe de peur contenue des détenteurs de capitaux traditionnels de Port-au-Prince vis-à-vis des étrangers, précisément du Core Group et des mercenaires d’Eric Prince qui défoncent le budget de l’Etat exsangue d’Haiti. Il faut être prêt à combattre la théorie de l’insuffisance du Core Group contre les haïtiens. Il faut être prêts à rejeter urbi et orbi comme inacceptable le contrat de plusieurs millions de dollars américains mensuels soudoyés aux mercenaires. C’est un cas flagrant de corruption. On ne peut l’ignorer.

Si Macaya veut aller loin, il doit affiner une capacité critique plus prononcée, montrer une personnalité plus forte, un engagement plus responsable envers la vérité. Ses membres doivent donner l’exemple de la modernité, de la rupture d’avec les pratiques dolosives. La richesse s’acquiert dans le partage,dans la distribution. Verra-t-on l’actionnariat prendre une autre forme, une cession de 5 ou 10 pour cent cédés au personnel ? Le port de Lafiteau, qui avait reçu plusieurs millions de dollars américains de l’Etat haïtien par la générosité inconsidérée de Michel Martelly et de Marie Carmelle Jean Marie transfèrera-t-il des portefeuilles d’actions au Trésor public ? Macaya, au lieu de continuer à creuser seul un sillon par réflexe paternaliste, se convaincra -t-il de la nécessité de contribuer à l’aménagement de la conférence nationale du développement où siégeront à parité égale les universités de Port-au-Prince et des provinces, les groupes de réflexion comme Grahn, GRH, Group Croissance, Association des Économistes haïtiens etc,des anthropologues,sociologues, historiens, psychologues haïtiens et des organisations internationales comme la BID, ECOSOC, CEPAL, Banque Mondiale, FMI avec comme observateurs des représentants de BRIC, de l’Asie et de l’Afrique.

La stratégie doit être inversée. La recherche du Bonheur national Brut doit précéder l’accumulation excessive des capitaux. Pour cela, il faut mettre fin au tricycle haïtien de l’oppression, de la violence, de la pauvreté et, inversement, de la pauvreté, de la violence, de l’oppression. Il faut surtout comprendre vis-à-vis de cette internationale déshumanisante en Haïti qu’il est plus dur de lutter contre l’insignifiance que contre l’exploitation (Yomuval Noah Harari, 21 leçons pour le 21e siècle, Albin Michel).

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