C’est “un véritable séisme”, écrit le journal progressiste El Espectador dans son éditorial du 1er juin. En Colombie, le candidat d’extrême droite Abelardo de la Espriella a balayé sa rivale de la droite dure, Paloma Valencia, et devancé le favori, le sénateur de gauche Iván Cepeda.

Arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 31 mai, cet homme “inconnu de la plupart des Colombiens il y a encore quelques mois a aujourd’hui toutes les chances de devenir le prochain président”. De son côté, Iván Cepeda, héritier du président Gustavo Petro, a obtenu “un score historique, pourtant perçu comme une défaite pour la gauche”.

Selon le comptage préliminaire qui fait habituellement foi en Colombie (un premier dépouillement rapide sans valeur légale), le mouvement Defensores de la Patria de l’avocat Espriella a obtenu près de 44 % des voix, contre 41 % pour le Pacto Histórico du philosophe Cepeda. Le grand parti de la droite ultraconservatrice colombienne, le Centre démocratique de l’ex-président Álvaro Uribe, “l’axe autour duquel s’est articulée la vie publique du pays durant ces deux dernières décennies”, comme le définit Cambio, a reçu une gifle, avec moins de 7 % des voix.

Le site politique indépendant La Silla Vacía avertit :

“Plus qu’un choix entre la gauche e