Avec les élections présidentielles en Colombie et au Pérou, l’extrême droite continue d’avancer ses pions en Amérique latine. Soutenus par le président américain Donald Trump, le Colombien Abelardo de la Espriella et la Péruvienne Keiko Fujimori viennent d’être élus à la présidence de leur pays, le 21 juin pour le premier, le 29 pour la seconde. Dans les deux cas, ils l’ont emporté avec une infime avance sur leur adversaire de gauche. Et, dans les deux cas, le vote des électeurs qui vivent à l’étranger a été crucial pour leur victoire.
Au Pérou, Keiko Fujimori l’a emporté avec un peu plus de 49 000 voix d’avance, à 50,13 %, contre 49,87 % pour son rival Roberto Sanchez. Mais si l’on omet les bulletins venus de l’étranger, c’est ce dernier qui l’a emporté au Pérou, avec 32 000 voix d’avance.
Plus de 3,5 millions de Péruviens résident à l’étranger, principalement aux Etats-Unis (30 % d’entre eux), en Espagne (16 %) et en Argentine (13 %) ; environ 1,2 million d’électeurs étaient inscrits sur les listes. Et, parmi eux, seuls 27 % se sont déplacés aux urnes. Ils ont voté à 63,2 % pour Keiko Fujimori. Au Japon, pays d’origine de ses grands-parents, elle a même raflé 90 % des voix.
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