De Hélène de Troie dans la mythologie grecque à des figures historiques telles qu’Anne Boleyn, les sociétés de l’Antiquité et du Moyen Âge ont souvent porté un regard empreint de misogynie sur les femmes puissantes. En particulier sur celles qui tiraient leur pouvoir de leurs relations avec des dirigeants masculins.

Et la Chine impériale, où la société était encadrée par des coutumes et une hiérarchie très strictes, n’échappait pas à la règle. Au cœur de ce récit biaisé se trouve Yang Guifei, une concubine dont on raconte que la beauté et les charmes auraient causé la perte de la dynastie Tang (618-907).

Née en 712 sous le nom de Yang Yuhuan, elle grandit dans une famille de l’aristocratie, descendante de fonctionnaires des dynasties Sui (581-618) et Tang, installée dans les provinces actuelles du Shanxi et du Sichuan. Son père, chargé du recensement de la population, meurt alors qu’elle est encore jeune. Elle est alors affectée aux soins de son oncle paternel, également fonctionnaire à Luoyang, dans la province du Henan. Là, elle reçoit une éducation aristocratique typiquement féminine et excelle en danse, comme en musique.

Nonne taoïste dans le couvent du palais

En 736, à l’âge de 17 ans, elle est choisie pour épouser Li Mao, prince de Shou, le jeune fils de l’empereur Xuanzon