Vivre à des centaines ou des milliers de kilomètres de son conjoint est une situation de plus en plus fréquente puisque les séjours à l’étranger, pour les études ou le travail, se sont démocratisés et que la mobilité est encouragée pour la carrière. Mais comment font les couples ? La distance renforce-t-elle les liens ou rend-elle uniquement la vie plus compliquée ?

À lire aussi : Vu d’Allemagne. “Nous comptons en week-ends” : la vie des relations à distance

Die Zeit tente de répondre à ces questions à travers les témoignages de trois couples séparés géographiquement pour des raisons professionnelles. Une dirigeante d’entreprise raconte que sa compagne et elle se sont rencontrées à Mexico et qu’elles ont vécu, pendant un temps, entre l’Allemagne et le Mexique. De retour en Allemagne, elles ont acheté ensemble une belle maison, mais où elles ne vivent pas pendant la semaine. En effet, les deux femmes travaillent dans des villes éloignées, l’une à 130 kilomètres et l’autre à 280 kilomètres. “Notre modèle offre à chacune son propre espace et la liberté d’exprimer ses petites manies”, confie la première.

À lire aussi : Témoignages. “FaceTime, c’est terrible !” : l’amour à l’épreuve de la distance

Une professeure explique, quant à elle, qu’elle parcoure 270 kilomètres pour se rendre dans son université. Cela a imposé à son mari et elle une organisation ménagère très précise, facilité par l’embauche d’une aide à domicile. “Au début, j’ai sous-estimé la difficulté de gérer deux emplois du temps”, constate tout de même l’enseignante, avec le recul. Le couple ne se voit que le week-end.

Un ancien fonctionnaire désormais à la retraite vivait selon le même rythme quand il travaillait à Bruxelles, à 600 kilomètres de son domicile. Il se rappelle :

Retrouvez l’actualité des expatriés chaque semaine