Les relations entre Paris et Téhéran se tendent encore. Samedi 15 août, le ministère du renseignement iranien a accusé, dans un communiqué, la France d’« infiltration » et d’« ingérence manifeste dans les affaires intérieures de l’Iran ».
Le texte affirme que lors de l’arrestation de « deux personnes mises en cause » dans une « importante affaire d’infiltration et d’ingérence étrangères », les autorités iraniennes ont découvert « la présence illégale de deux diplomates français sur le lieu d’un rendez-vous clandestin ». Selon le ministère iranien, après leur identification, les deux diplomates ont été remis à l’ambassadeur de France à Téhéran, en présence de la police diplomatique.
Selon les informations du Monde, ce « rendez-vous clandestin » fait en réalité référence à une réunion de travail organisée le 19 juillet entre deux agents du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France à Téhéran et deux graphistes iraniens, Elahe (Elly) Naghilou, âgée de 36 ans, et Aria Kasaei, 46 ans, au domicile de ce dernier, à Téhéran. Les deux graphistes, connus dans leur milieu, avaient été sollicités pour travailler à la conception visuelle d’un projet culturel coordonné par l’ambassade de France.
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