Dans cet univers parallèle qu’est le sport de haut niveau, tout peut changer très vite. Le 28 mai, l’Italie du tennis était en deuil. Ce jour-là, le numéro 1 mondial, Jannik Sinner, grand favori du tournoi, était éliminé à la surprise générale dès le deuxième tour du tournoi de Roland-Garros. En l’absence de l’autre grand espoir national, Lorenzo Musetti, les rêves de gloire du tennis italien en terre française semblaient déjà s’éteindre. Cinq jours plus tard, le constat est tout autre.
“Princes bleu ciel, une grande Italie à Paris”, célèbre ce mardi 2 juin La Gazzetta dello Sport sur sa première page. Sur la photo qui trône à la une figure les visages combatifs et victorieux de Flavio Cobolli et de Matteo Berrettini, tous deux qualifiés pour les quarts de finale de la compétition.
Heure de bouclage oblige, le quotidien sportif italien a “oublié” de rendre hommage au troisième protagoniste de la journée, Matteo Arnaldi, qui, au bout de la nuit parisienne, a eu raison de l’Américain Frances Tiafoe, pourtant favori de la rencontre (7-6, 6-7, 3-6, 7-6, 6-4). Résultat : malgré l’absence de ses deux meilleurs joueurs, l’Italie a réussi à placer trois athlètes en quart de finale d’un tournoi du Grand Chelem, une première pour le tennis transalpin, qui ne cesse de repousser ses propres limites.
Jusqu’où iront-ils ?
Pour La Gazzetta dello Sport, une culture de la gagne s’est forgée en équipe nationale, grâce à “l’effet Coupe Davis”. L’Italie a en effet remporté les trois dernières éditions de la compétition internationale. “Sans ces âpres batailles, sans ces triomphes qui ont permis de graver les noms des joueurs dans le marbre éternel de notre tennis, tout ça ne serait peut-être jamais arrivé, tranche le journal aux pages roses. Il n’y aurait pas eu une Italie si forte, capable d’illuminer le ciel de Roland-Garros même sans son guide suprême, Jannik Sinner.”
“Trois victoires de suite en Coupe Davis ont fait grandir l’estime de soi et la confiance en ses propres moyens de l’ensemble de ce groupe.”
Reste maintenant à savoir, si l’un des trois “princes” encore en lice pourra remporter le trophée. En attendant les résultats des quarts de finale, une chose est sûre : Il y aura au moins un Italien dans le dernier carré, puisque Matteo Arnaldi et Matteo Berrettini s’affronteront mercredi 3 juin.
Le daraxonrasib, une “percée majeure” dans la lutte contre le cancer du pancréas
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !