“J’accepte ce poste avec humilité et sens du devoir”, a déclaré Roman Gofman, cité par le quotidien russe Kommersant, lors de la cérémonie de son investiture au siège du Mossad, le renseignement extérieur israélien, à Tel-Aviv, mardi 2 juin. Ce général de 49 ans succède à David Barnea à la direction de ce service d’élite. Reprenant un cliché du monde de l’espionnage, le journal ironise en présentant Gofman comme “notre homme au Mossad” : si la presse russophone s’intéresse particulièrement à son profil, c’est parce que Gofman est originaire d’URSS.
L’homme est né en 1976 à Mazyr, en Biélorussie soviétique (dans le sud-est du pays), rappelle le média russe RBC, qui publie un article retraçant sommairement son parcours. En 1990, à l’âge de 14 ans, il quitte l’URSS avec ses parents pour s’installer en Israël : à la faveur de la perestroïka – les réformes engagées par Mikhaïl Gorbatchev dans la seconde moitié des années 1980 –, les Juifs d’Union soviétique sont autorisés à faire leur alya, c’est-à-dire à émigrer en Israël.
Dans un article rapportant sa nomination, le média biélorusse indépendant Belsat, établi en Pologne, met en lumière “la contribution des Juifs biélorusses au développement d’Israël” : parmi les personnalités énumérées, Belsat cite en tête les “trois présidents isr
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Israël, destination privilégiée des Juifs de Russie fuyant la mobilisation
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