Une enquête de la BBC, diffusée dans son émission Panorama le 18 mai, secoue le monde de la télé-réalité au Royaume-Uni : deux femmes ayant participé à la version britannique de la très populaire émission Married at First Sight, également désignée par l’acronyme Mafs (“Mariés au premier regard” en français), accusent leurs “maris à l’écran” de viols, tandis qu’une troisième parle d’un “comportement répréhensible de nature sexuelle”.

Intitulée “Le côté obscur de Mafs”, l’enquête affirme que la chaîne qui diffuse l’émission, Channel 4, était informée d’une partie de ces allégations, et avait à tout le moins connaissance des inquiétudes des participantes à l’égard des “comportements déplacés” de leurs partenaires. Pourtant, elle a choisi de maintenir la diffusion des épisodes dans lesquels ces “couples” apparaissaient.

Diffusée en prime time depuis dix saisons, Mafs consiste à faire vivre à des inconnus une union purement symbolique, un “mariage” de six semaines – lune de miel et emménagement inclus – qui fait office de test pour savoir s’ils souhaitent poursuivre leur relation dans la vie réelle.

Depuis la parution de l’enquête, la chaîne a retiré l’émission de sa grille de programmes et de sa plateforme de streaming, et a déclaré avoir lancé une enquête externe, menée par un avoc