Dans cet État du sud du Brésil, la population descend majoritairement d’Allemands qui ont émigré au XIXᵉ siècle et vit en vase clos. Les autorités locales se vantent de bannir les immigrés qui n’ont pas la culture des habitants, raconte l’hebdomadaire “Carta Capital” dans ce reportage.
À la fin de l’année dernière, Topazio Neto, le maire PSD [conservateur] de Florianópolis, a décidé de montrer au Brésil, et peut-être au monde entier, l’efficacité du “contrôle des frontières” mis en place à la gare routière de la ville. “Plus de 500 personnes ont été refoulées, s’est-il félicité sur les réseaux sociaux. Nous ne pouvons empêcher personne de venir chercher une vie meilleure à Florianópolis mais nous devons maintenir l’ordre et la loi. Celui qui débarque ici doit respecter nos règles et notre culture. C’est aussi simple que cela.”
L’idée, “aussi simple que cela”, de refouler les immigrants potentiels qui ne se conforment pas aux “règles et à la culture” de la capitale de l’État de Santa Catarina, selon les critères du maire, a été le point d’orgue d’une vague d’interpellations de personnes pauvres et sans abri dans les communes administrées par les bolsonaristes, en particulier dans la région Sud. Elle visait à intercepter les indésirables avant même qu’ils ne posent le pied sur le sol de cet État et à les renvoyer aussitôt chez eux par où ils étaient venus.
La deuxième étape a été la création des “agents communautaires”, un groupe de volontaires dont les interpellations musclées réalisées sur les plages et les sites touristiques lui ont valu d’être surnommé “ICE”
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneFondé en 1994 en tant que mensuel, Carta Capital, vu son succès, devient hebdomadaire en 2001. Il maintient son indépendance face aux grands groupes de médias brésiliens. Au programme de son fondateur et toujours directeur de la rédaction, Mino Carta, figure légendaire du journalisme brésilien : des articles solides sur la politique, la culture, des billets d’opinion tranchés et, surtout, des dossiers qui dérangent. Le magazine défend “un journalisme critique transparent” clairement situé à gauche. Certains des articles de son site sont payants.
Sur les traces des tribus brésiliennes isolées
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !