Pour les sismologues, les deux tremblements de terre consécutifs de 7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter qui ont endeuillé le Venezuela, mercredi 24 juin, ne sont pas surprenants (un dernier bilan, le 26 juin, fait état de 589 morts et 3 000 blessés). Le pays latino-américain se trouve en effet au carrefour de deux plaques tectoniques, avec leurs zones de subduction (chevauchement), ainsi que de trois grandes failles géologiques, connaissant des mouvements de glissement latéral. “C’est la raison pour laquelle le pays caribéen est le territoire où le plus de séismes ont été enregistrés depuis 1530”, affirme 20 minutos. De fait, près de 80 % de la population vit dans une zone de forte activité sismique, selon la Fondation vénézuélienne pour la recherche sismologique.
La plaque Caraïbe se déplace vers l’est par rapport à la plaque sud-américaine (à laquelle est souvent intégrée la microplaque des Andes du nord) à une vitesse d’environ 20 millimètres par an, explique El Confidencial. Dans cette zone instable se trouve notamment la faille de Boconó, qui s’étend sur 500 kilomètres et sur laquelle les deux séismes consécutifs enregistrés mercredi 24 juin trouvent leurs épicentres. “La tension tectonique peut s’accumuler pendant des siècles avant de se libérer d’un seul coup”, ajoute le site d’information espagnol.
Or des villes très peuplées comme Caracas (2,5 millions d’habitants environ), Maracaïbo (2 millions) et Barquisimeto (plus d’un million) sont situées dans la zone de jonction de ces plaques tectoniques, souligne El País América.
En 1967, un tremblement de terre de 6,7 sur l’échelle de Richter, avait déjà fait plus de 230 morts et 1 500 blessés dans cette région. Celui qui a frappé le pays mercredi a provoqué l’effondrement de tant d’immeubles qu’il est probable que les victimes se compteront par milliers.
La Biélorussie aurait désactivé ses antennes-relais utilisées par Moscou contre l’Ukraine
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !