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Silence assourdissant du CEP : que cache l’absence d’Uder Antoine sur les canaux officiels ?

Plusieurs jours après l’installation officielle de M. Uder Antoine comme Directeur général du Conseil Électoral Provisoire (CEP), le 5 juin 2026, un constat troublant s’impose : ni le site internet officiel (cephaiti.ht), ni la page Facebook, ni le compte X (@cep_haiti) ne font la moindre me

Silence assourdissant du CEP : que cache l’absence d’Uder Antoine sur les canaux officiels ?
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15 juin 2026
Silence assourdissant du CEP : que cache l’absence d’Uder Antoine sur les canaux officiels ?
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Silence assourdissant du CEP : que cache l’absence d’Uder Antoine sur les canaux officiels ?

  • by Rezo Nodwes
  • 14 juin 2026
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Plusieurs jours après l’installation officielle de M. Uder Antoine comme Directeur général du Conseil Électoral Provisoire (CEP), le 5 juin 2026, un constat troublant s’impose : ni le site internet officiel (cephaiti.ht), ni la page Facebook, ni le compte X (@cep_haiti) ne font la moindre mention de cette nomination controversée.

Aucune photo de la cérémonie, aucun communiqué de félicitations, aucun ordre du jour actualisé, et surtout, aucune trace de la circulaire signée par Uder Antoine et adressée aux BED et aux BEC.

Ce silence n’est pas anodin. Il constitue un acte de résistance passive particulièrement éloquent de la part du Conseil présidé par Jacques Desrosiers.

Ce « blackout » communicationnel révèle un affrontement institutionnel ouvert mais feutré.

Alors que l’Exécutif, via le ministre de la Justice, a imposé Uder Antoine par la force du décret et de la cérémonie, le CEP refuse de légitimer cette prise de contrôle en lui accordant une visibilité institutionnelle.

Diriger une administration sans le soutien explicite du Conseil qui est censé le superviser relève de la mission impossible. Il peut signer des circulaires depuis les locaux, mais sans adhésion interne, ces documents risquent de rester lettre morte.

Les directeurs techniques, les cadres ainsi que les BED et les BEC pourraient adopter une attitude attentiste, voire franchement réfractaire, attendant des instructions claires du Conseil plutôt que du « DG imposé ».

Après la mesure conservatoire interdisant l’accès aux locaux au début du mois de juin, le silence des plateformes officielles constitue la deuxième salve.

Le CEP ne rompt pas ouvertement avec la décision de l’Exécutif, mais il ne coopère pas non plus. Il s’agit d’une véritable guerre de tranchées institutionnelle : l’Exécutif contrôle le titre et la signature, tandis que le Conseil conserve le sceau de la légitimité morale et la maîtrise du récit institutionnel à travers ses canaux de communication.

La réponse est claire et inquiétante : très difficilement.

Organiser des élections nécessite une machine administrative fluide et une coordination sans faille entre le Conseil, organe de décision, et la Direction générale, organe d’exécution.

Lorsque ces deux piliers sont en conflit ouvert, le processus devient boiteux :

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