Sonny Rollins, “le colosse du saxophone”, n’est plus. L’artiste, “légende du jazz”, rappelle Rolling Stone, avait 95 ans. Il est mort chez lui à Woodstock dans l’État de New York. L’enfant de Harlem avait démarré sa carrière dans les années quarante. Une carrière qui s’était poursuivie jusqu’en 2014, marquée par des collaborations avec d’autres géants comme Miles Davis, Thelonious Monk ou Dizzie Gillespie. L’un de ses plus célèbres albums, Saxophone Colossus, sorti en 1956, lui avait donné son surnom. Rolling Stone conclut sa nécrologie avec des propos sur la mort qu’il avait tenus en 2020. “Tout le monde a peur de mourir parce que c’est l’inconnu. Mais ma mère est morte. Mon père est mort. Mon frère est mort. Ma sœur est morte. Mon oncle est mort. Ma grand-mère est morte. Ils étaient tous des gens formidables. S’ils peuvent mourir, pourquoi pas moi ? Mon corps deviendra poussière. Mais mon âme vivra pour toujours”, avait déclaré le musicien, qui croyait en la réincarnation.
Sénégal : un nouveau premier ministre nommé. Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, “un banquier au chevet d’une économie malade”, titre WalFadjri. L’économiste de 60 ans, un homme de l’ombre peu connu du grand public, remplace Ousmane Sonko, limogé vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye. “Le Sénégal est à un tournant. Cela appelle à une mobilisation de la Nation”, a-t-il déclaré. L’ancien employé de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest a également “adressé un message au secteur privé et aux partenaires du Sénégal”, note WalFadri. “Le Sénégal est un pays sûr et fiable, et entend le rester”, a-t-il affirmé.
L’OMS alarmiste sur l’épidémie d’Ebola. “Nous élargissons en urgence nos opérations mais pour l’instant, l’épidémie nous devance”, a admis Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’organisation mondiale de la santé. Avant de rejoindre la République démocratique du Congo ce mardi, il a appelé “les pays voisins à agir immédiatement”, rapporte le Guardian. Les efforts pour endiguer le virus ont été entravés par des attaques ce week-end contre des centres de soins de la province de Ituri, l’épicentre de l’épidémie, précise le journal.
Le président bolivien divise son salaire par deux. Dans l’espoir de calmer les tensions qui agitent le pays depuis quatre semaines, le contesté Rodrigo Paz a décidé de réduire son salaire et celui de ses ministres de 50 %. Il passe ainsi de 24 978 bolivianos (3 100 euros) à 12 489 bolivianos (1 550,00 euros), détaille La Jornada. Ces baisses ne concernent pas les autres fonctionnaires. L’annonce n’a pas empêché de nouvelles manifestations lundi à La Paz pour réclamer la démission du chef d’État de centre droit. Le pays traverse une grave crise économique.