Comment renforcer la souveraineté numérique de l’Union européenne (UE) sans se fâcher avec Washington et Pékin ni risquer d’enclencher des mesures de rétorsion ? C’est à cet exercice d’équilibriste que s’est livrée, le mercredi 3 juin à Bruxelles, Henna Virkkunen, la vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, en proposant aux États membres et au Parlement un paquet de mesures.
Elle l’a fait en recourant à “l’un des plus anciens outils présents dans l’arsenal de l’UE” : la stratégie industrielle, souligne Politico. Plutôt que d’exclure les concurrents américains et chinois, le plan de la Commission vise à “stimuler les champions nationaux”. Un parti pris qui marque un tournant, relève le Financial Times : il s’agit de passer “de la régulation des géants de la tech à la promotion des services européens”.
“Nous ne pouvons pas nous permettre de dépendre d’autrui pour les technologies qui assurent le fonctionnement de nos hôpitaux, la stabilité de nos réseaux énergétiques et la sécurité de nos services”, a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, dans un communiqué. “Il s’agit de protéger nos citoyens, de défendre nos intérêts et de faire nos propres choix.”
Attendu depuis plusieurs mois, le plan dévoilé par la
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