Panamas, trilby et autres Borsalino… Dans les rues de New York de 1933, les hommes ne sortent pas sans couvre-chef. Au milieu de cette marée de chapeaux, le détective privé Ben Reilly (Nicolas Cage) passe inaperçu. Et pourtant le héros de Spider-Noir, sorti sur Prime Video ce 27 mai, aurait de quoi se faire remarquer puisqu’il jouit des superpouvoirs de Spider-Man dans cette réalité alternative. Encore qu’il ait décidé de remiser au placard le costume de l’Araignée, cinq ans après le meurtre de sa compagne, comme le résume le Los Angeles Times.
Depuis, son cabinet de détective vivote, et il “agrémente son café du matin d’une rasade de whisky, que lui fournit avec complicité sa secrétaire, Janet (Karen Rodriguez)”. Il va devoir reprendre du service en tant que super-héros, car il “se retrouve dans une toile (eh oui !) d’intrigues, impliquant le chef mafieux d’un réseau de contrebandiers, Silvermane (Brendan Gleeson, ‘si irlandais’), [ainsi que] la quasi-maîtresse de ce dernier, une femme fatale qui chante dans un bar, Cat Hardy (Li Jun Li)”.
Couleurs ou noir et blanc ?
Filmée comme un hommage aux films noirs, la série signée Oren Uziel a enthousiasmé la critique de Consequence. Sur le site américain, elle applaudit le fait que Spider-Noir ne verse pas dans la parodie. Et s’étonne qu’une idée aussi improbable (lointainement dérivée d’un personnage très secondaire dans le film d’animation Spider-Man. Across the Spider-Verse) se trouve être la première production pour petit écran pour Nicolas Cage. “L’existence de cette série n’a aucun sens. Mais je suis tellement heureuse qu’elle existe.”
En outre, la plateforme d’Amazon a mis en ligne deux versions de la même série. Il est possible, y compris en cours d’épisode, de basculer entre le noir et blanc et la couleur. Pour Consequence, cette seconde version peut être le premier choix du spectateur pour profiter de l’aspect Technicolor à l’ancienne. Le critique du Los Angeles Times, lui, a choisi l’autre camp : “La couleur aplatit et affadit l’image, rend les effets spéciaux moins spéciaux, la photographie expressionniste moins expressionniste et les scènes ordinaires trop artificielles.”
Enfin, plus encore que le scénario, le quotidien californien applaudit la performance de l’acteur principal. “On a tendance à l’oublier, mais Nicolas Cage, qui trouve le juste milieu entre jouer un personnage et une personne réelle, est aussi un excellent acteur comique – et pas seulement un type bizarre.”
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