Emmanuel Macron se rendra mercredi à Londres, où il inaugurera l’exposition de la tapisserie de Bayeux, œuvre du XIe siècle décrivant la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, prêtée au British Museum, a annoncé vendredi 28 août l’Elysée.
Le chef de l’Etat aura aussi jeudi un « premier échange approfondi » avec le nouveau premier ministre britannique, Andy Burnham, a précisé la présidence. Il devrait avoir par ailleurs « l’occasion d’aller saluer le roi » Charles, a ajouté un conseiller sans plus de précisions.
L’objectif premier de la visite au Royaume-Uni est « l’inauguration de l’exposition du prêt de la tapisserie de Bayeux au British Museum », « un moment particulièrement fort voulu par le président de la République pour la relation franco-britannique », a expliqué un conseiller d’Emmanuel Macron à la presse. Il entend ainsi « valoriser » ce « prêt exceptionnel ».
Accompagné de son épouse, Brigitte Macron, et de représentants des autorités britanniques, le président français est « très impatient » de retrouver la tapisserie « exposée dans des conditions optimales », pour la première fois « à plat et d’un seul tenant ».
L’œuvre est parvenue le 10 juillet au célèbre musée londonien pour un prêt d’un an décidé en juillet 2025. Elle y sera exposée de septembre au 11 juillet 2027.
Broderie millénaire
Ce transfert historique depuis Bayeux, dans l’ouest de la France, avait donné des sueurs froides à des experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient une dégradation irréversible de cette tapisserie très fragile.
La ministre française de la culture, Catherine Pégard, s’est réjouie à la mi-juillet, en déplacement à Londres, de voir la broderie millénaire traditionnellement exposée dans un musée de Bayeux, en Normandie, « en très bon état » au British Museum.
Dans la capitale britannique, Emmanuel Macron sera aussi le premier dirigeant d’un pays de l’Union européenne, et le deuxième dirigeant étranger après l’Ukrainien Volodomyr Zelensky, à être reçu par Andy Burnham, le travailliste qui a remplacé Keir Starmer à la tête du gouvernement en juillet. « Le président avait noué une relation très amicale et très efficace, en particulier sur l’Ukraine et le Moyen-Orient », « avec le premier ministre Starmer », a souligné son entourage. « Le contact a été établi immédiatement » avec son successeur, a-t-on ajouté à l’Elysée, mettant en avant ses premiers pas, avec un premier déplacement à Kiev, et une participation rapide à la coalition des volontaires pour soutenir l’Ukraine.
Paris estime ainsi que « la coordination » s’annonce « aussi importante et régulière » avec Andy Burnham et Keir Starmer.