Le physicien Thierry Dauxois, 58 ans, a l’avantage de jouer à domicile. Un élément qui a sans doute été décisif pour évincer ses concurrents à la tête du plus grand organisme de recherche français, le CNRS, dont il a été nommé PDG le 10 juin. « Je suis un enfant du CNRS », explique celui qui a intégré l’institution en 1994. Il a en outre dirigé, entre 2012 et 2020, un laboratoire mixte entre l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon et l’organisme, et était depuis 2021 à la tête de l’un des plus importants des dix instituts du centre, CNRS Physique.
Son prédécesseur, Antoine Petit, est « ravi que ce soit lui, un homme qui aime la science et qui veut se mettre au service de la maison ».
L’un des autres atouts de ce sportif accompli, 3 h 18 au marathon de Florence (Italie) et lecteur quotidien de L’Equipe, est d’ailleurs son club de supporteurs. On ne compte plus les satisfecit louant son empathie, son écoute, ses qualités humaines, son intégrité, son investissement dans le travail… Et aussi son ouverture culturelle, lui qui aimait à plaisanter sur le fait qu’il était à la fois abonné de l’Olympique lyonnais et de l’Opéra de Lyon.
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