“Pour ceux qui suivent la crise entre les États-Unis et l’Iran, les derniers jours ont été déconcertants”, écrit dans The Guardian Rajan Menon, professeur de relations internationales au City College of New York. L’optimisme et le pessimisme se succèdent au gré des rebondissements quant à un éventuel accord préliminaire avec Téhéran, qui semblait proche durant le week-end des 23 et 24 mai, avant que les discussions ne s’enlisent et que Washington ne mène des frappes “défensives” dans la nuit du 25 au 26 mai.

Le président des États-Unis, Donald Trump, “apparaît perdu : il ne savait pas ce qu’il faisait quand il a commencé [la guerre], et maintenant il ne sait pas comment en sortir”, juge Tom Nichols, de The Atlantic, qui cite les déclarations incohérentes du président sur la sortie du conflit. Pour ce magazine très hostile au républicain, celui-ci se dirige vers “une défaite incohérente”.

“Ceux qui s’alarment le plus des concessions que risque d’accorder Trump pour sortir de cette impasse ne sont pas ses détracteurs mais, bien souvent, ses partisans”, fait observer The Atlantic. Devant l’accord qui se dessinait le week-end dernier, “les sénateurs [républicains] Lindsey Graham, Roger Wicker et Ted Cruz se sont tous déclarés choqués et consternés sur les réseaux sociaux”. “L’ancien