En direct Mercredi 10 Juin 2026
Géopolitique

Tunisie : grâce présidentielle pour un député qui avait critiqué le chef de l’Etat

Ahmed Saïdani avait qualifié le président Kaïs Saïed de « commandant suprême de l’assainissement et de l’évacuation des eaux pluviales », après ses visites dans des villes sinistrées par des pluies torrentielles.

Tunisie : grâce présidentielle pour un député qui avait critiqué le chef de l’Etat
HaitiCreoleRadio.com

Un député tunisien, Ahmed Saïdani, condamné en février à huit mois de prison pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux le président Kaïs Saïed, a été libéré mardi 26 mai, en vertu d’une grâce présidentielle, a déclaré son avocat, Me Houssem Eddine Ben Attia, à l’Agence France-Presse (AFP).

Peu connu du grand public, Ahmed Saïdani est sorti de prison, faisant partie des détenus graciés par le président de la République à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd el-Adha, a précisé l’avocat. L’Aïd sera célébré mercredi en Tunisie.

Il avait été arrêté en février puis condamné à huit mois de prison pour avoir « porté atteinte à autrui via les réseaux sociaux », rappelle son avocat.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les proches du journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi, emprisonné en Tunisie, dénoncent un « acharnement judiciaire insupportable »

Membre du bloc parlementaire de la « Ligne nationale souveraine », il avait commenté sur Facebook les déplacements du président Saïed dans des villes sinistrées par des pluies inédites depuis soixante-dix ans. Il avait alors qualifié le président de « commandant suprême de l’assainissement et de l’évacuation des eaux pluviales ».

Régression des libertés

M. Saïdani avait soutenu le coup de force de Kaïs Saïed pendant l’été 2021 et approuvé la condamnation et la mise en détention des principales figures de l’opposition.

Plusieurs ONG tunisiennes et internationales dénoncent une régression des droits et des libertés dans le pays depuis juillet 2021, lorsque M. Saïed a limogé son premier ministre et suspendu le Parlement avant de faire élire un Parlement aux pouvoirs fortement restreints.

Plusieurs figures médiatiques sont en détention pour des publications et des déclarations sur les réseaux sociaux et dans des médias.

Lire la tribune | Article réservé à nos abonnés « Dans la Tunisie gouvernée par Kaïs Saïed, la justice a cessé d’être un contre-pouvoir : elle est devenue un instrument de discipline politique »

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent Roland-Garros 2026 : Loïs Boisson, de retour après une longu… Article suivant EN DIRECT, guerre en Ukraine : Antonio Guterres se dit « pro…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !