Emprisonné depuis plus d’un an, le maire d’opposition d’Istanbul Ekrem Imamoglu est jugé depuis le mois de mars pour des faits de “corruption” et de “direction d’une organisation criminelle”, ainsi que pour 140 autres chefs d’accusation, pour lesquels il encourt 2 352 années de réclusion. Tandis que ce procès se poursuit, un autre a débuté le 11 mai, dans lequel il est jugé, cette fois, pour “espionnage” et “divulgation de données électorales à des pays ou acteurs étrangers”.
Dans ce dernier, qu’il a qualifié d’“absurde” et de “honteux” lors de sa première audience, rapporte BBC Türkçe, lui et ses coaccusés risquent entre quinze et 20 ans de prison. Il est jugé aux côtés de son ancien directeur de campagne et d’un journaliste d’opposition, ex-directeur de l’une des rares chaînes de télévision d’opposition, Tele 1.
À l’origine de ce procès, la dénonciation de l’homme d’affaires Hüseyin Gün par son propre beau-fils, qui l’accusait d’être un espion. L’homme avait depuis des mois tenté de vendre, sans succès, à l’équipe du maire d’Istanbul un algorithme censé les aider dans la campagne électorale.
L’homme figurait, au côté de sa mère adoptive, mécène de Tele 1, sur une photo avec le maire d’Istanbul après sa victoire, résume le célèbre journaliste d’investigation Timur Soykan dans u
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