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Comment des agents d’IA accélèrent la découverte de médicaments

Dans deux articles publiés mercredi dans « Nature », les entreprises Google DeepMind et FutureHouse expliquent comment elles ont eu recours à des « robots » pour identifier si des molécules actives contre certaines pathologies pourraient être repositionnées vers d’autres maladies.

Comment des agents d’IA accélèrent la découverte de médicaments
HaitiCreoleRadio.com

L’intelligence artificielle (IA) n’en finit pas de bousculer le monde scientifique sur le fond et la forme, comme le met en évidence le journal Nature le 19 mai. Son édition contient deux articles indépendants montrant les capacités de l’IA à trouver de nouveaux candidats médicaments. Ces publications avaient fait l’objet de promotions de la part de leurs auteurs principaux, des entreprises privées, il y a environ un an, sans attendre la validation par une revue scientifique et son contrôle qualité assuré par la relecture par les pairs (peer review, en anglais).

« Ces publications simultanées dans “Nature” sont le signal que les techniques utilisées ont du potentiel. Il y a quelques années, nous avions du mal à convaincre », salue Louis-Félix Nothias, chercheur CNRS à l’université de Côte-d’Azur, spécialiste d’une technique en question, celle des multiagents gonflés à l’intelligence artificielle.

Les chatbots popularisés depuis novembre 2022 par ChatGPT sont des agents conversationnels, mais qui n’agissent pas, contrairement à ceux que développent désormais la plupart des entreprises du secteur. Ils peuvent surfer sur le Web, accéder à des messageries, faire des calculs, modifier des fichiers sur les ordinateurs…

Dans le domaine scientifique, ces agents lisent la littérature scientifique, codent des programmes, analysent des données, proposent des hypothèses, puis les suivent. D’autres sont spécialisés dans l’orchestration de toutes ces tâches, ou capables de « juger » le travail de leurs « collègues ».

« Automatiser la découverte »

Dans Nature, les entreprises Google DeepMind et FutureHouse proposent deux architectures multiagents baptisées respectivement Co-Scientist et Robin, pour « accélérer les percées scientifiques », selon Google, ou « automatiser la découverte », selon FutureHouse.

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