Chères lectrices, chers lecteurs,

C’est une semaine lourdement marquée par l’actualité judiciaire qui s’achève. Elle a commencé par la garde à vue de Patrick Bruel le lundi 8 juin. Puis s’est poursuivie par sa mise en examen quarante-huit heures plus tard pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Une affaire qui suscite les commentaires non seulement de nos voisins francophones, mais aussi de toute la presse européenne. C’est le quotidien belge Le Soir qui pose cette question centrale : “Pourquoi les premiers signalements apparus en 2019 n’ont-ils pas donné lieu à des investigations plus approfondies ?”

La lenteur des procédures judiciaires, les dysfonctionnements de la police et de la justice, c’est précisément ce qui est désormais au cœur de l’autre affaire qui bouleverse la France depuis plusieurs semaines : le meurtre de la petite Lyhanna. “C’est une affaire qui bouleverse la France et tourne au scandale judiciaire”, résume l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Un scandale qui suscite des commentaires de nos confrères européens, et même argentins. Leurs réactions sont à retrouver ici.

Il s’agit là d’“un choc national qui dépasse le fait divers”, renchérit de son côté Jolien De Bouw, correspondante en France du journal belge De Standaard, que nous avons interrogée au sujet de cette affaire. Elle dresse un parallèle avec l’affaire Dutroux, qui a marqué un tournant en Belgique dans les années 1990 : “La ressemblance, c’est vraiment le sentiment que les institutions ont échoué à protéger des enfants. En Belgique, l’indignation venait du fait que Marc Dutroux était déjà connu de la justice pour des faits sexuels graves, avant les enlèvements, [les viols] et les meurtres de plusieurs jeunes filles. Il avait déjà été arrêté, il avait même été condamné, mais il a toujours été libéré de façon anticipée – la première fois au bout de trois ans, au lieu des treize ans de peine qu’il avait reçus. Ça a donné une énorme colère en Belgique, qu’on observe maintenant aussi, à un autre degré, en France.” L’interview, dans son intégralité, est à lire ici.

Difficile, à l’issue d’une telle semaine, de vous trouver une jolie soupape dominicale. On tente quand même le coup, en vous proposant l’une de ces pépites dont nos confrères britanniques ont le secret. De quoi largement alimenter les conversations lors de vos apéritifs et barbecues du week-end, à coups de commentaires exaspérés, réjouis ou désabusés… De quoi mettre à l’épreuve notre chauvinisme, en somme. C’est donc l’incontournable Anthony Peregrine qui s’y colle pour The Daily Telegraph.

Notre francophile voyageur a entrepris de noter chaque département français selon des critères (plus ou moins) objectifs, avec cet humour pince-sans-rire caractéristique de nos meilleurs ennemis d’outre-Manche. En témoigne l’explication qui précède son inventaire : “Nous sommes tous schizophrènes face aux Français. Nous le sommes depuis des siècles. Ces espèces de sales tricheurs arrogants n’en loupent pas une pour nous jouer des tours à nous autres braves Britanniques. Leur morale est douteuse, leur hygiène innommable et leur état d’esprit empoisonné par Jeanne d’Arc, Napoléon et Charles de Gaulle. Pêcheurs ou agriculteurs, ils cherchent la bagarre. Des voisins cauchemardesques. Et pourtant… Nous ne pouvons nous empêcher d’aller en France…”

Après cette déclaration liminaire vient le passage en revue de nos départements métropolitains. On y apprend notamment que les Alpes-Maritimes sont le département “le plus chic” de France (elles écopent d’un 8/10). Que le Finistère, “bout du monde réel” et “pays des légendes” vaut bien un 9/10. Une note obtenue aussi par la Vendée, coup de cœur de notre chroniqueur. Et par le Puy-de-Dôme, ses volcans, son rugby, sa gastronomie… Le Puy-de-Dôme, le plus parfait des départements, cela va sans dire !

Moi chauvine ? Jamais !

L’ensemble de ce classement est à retrouver ici.

Bonne lecture et bon dimanche !

—Virginie Lepetit

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