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Un parti politique respectable devrait-il envisager de participer aux élections sous l’égide de la loi électorale de Fils-Aimé ?

Dans le contexte haïtien actuel, marqué par une crise profonde de légitimité institutionnelle, un parti politique qui se respecte, attaché aux principes démocratiques, à l’État de droit et à la souveraineté populaire, ne peut se résoudre à légitimer une mascarade électorale orchestr?

Un parti politique respectable devrait-il envisager de participer aux élections sous l’égide de la loi électorale de Fils-Aimé ?
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9 juin 2026
Un parti politique respectable devrait-il envisager de participer aux élections sous l’égide de la loi électorale de Fils-Aimé ?
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Un parti politique respectable devrait-il envisager de participer aux élections sous l’égide de la loi électorale de Fils-Aimé ?

  • by Rezo Nodwes
  • 9 juin 2026
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Dans le contexte haïtien actuel, marqué par une crise profonde de légitimité institutionnelle, un parti politique qui se respecte, attaché aux principes démocratiques, à l’État de droit et à la souveraineté populaire, ne peut se résoudre à légitimer une mascarade électorale orchestrée sous l’égide du décret-loi électoral promu par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Participer à un tel processus reviendrait non pas à défendre la démocratie, mais à en devenir le fossoyeur consentant. Il s’agit d’un choix moral, stratégique et historique qu’aucune formation sérieuse ne saurait ignorer sans trahir sa raison d’être.

Tout d’abord, la loi électorale en question souffre d’un vice fondamental de légitimité et de constitutionnalité.

Le Premier ministre, à travers un décret qui transfère des prérogatives essentielles du Conseil Électoral Provisoire (CEP) à un Directeur Général nommé ou contrôlé par l’Exécutif, neutralise de facto l’organe censé garantir l’indépendance du scrutin.

La Constitution haïtienne prévoit un CEP indépendant, maître d’œuvre du processus électoral, afin d’éviter précisément la mainmise du pouvoir en place. En s’arrogeant le contrôle opérationnel, le gouvernement de Fils-Aimé viole l’esprit et la lettre de la loi fondamentale.

Un parti respectable ne peut cautionner une élection où l’arbitre est aux ordres de l’un des joueurs.

Accepter cela, c’est accepter que les résultats soient prédéterminés ou, à tout le moins, gravement suspects dès le départ.

De nombreux acteurs politiques, dont des formations établies comme EDE, RDNP, Inite ou Nouvelle Orientation, ont déjà dénoncé cette « capture du processus électoral ».

Ils parlent d’un décret inconstitutionnel conçu pour favoriser une mouvance partisane proche du pouvoir.

Comment un parti digne de ce nom pourrait-il se présenter devant l’électorat en sachant que les règles du jeu ont été écrites dans les bureaux du Premier ministre, sans véritable concertation inclusive et transparente ?

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